Accueil Economie À l’Ouest capitaliste, enfin du nouveau…

À l’Ouest capitaliste, enfin du nouveau…

Pour revivifier le « rêve américain », trop vite enterré puis oublié, le Grand Soir est enfin de retour et même de très bon matin !
Depuis la présidence hollywoodienne du médiocre acteur Ronald Reagan, les « élites » universitaires états-uniennes avaient viré à l’ultralibéralisme mêlé de néoconservatisme par pure commodité pécuniaire car c’était quasi exclusivement grâce à cette conversion sans conscience que les enseignants de faculté obtenaient des financements pour mener toute « analyse économique ».

Depuis quelques années, cette idéologie prédatrice n’a plus du tout la côte chez les principaux penseurs américains. Ainsi, l’École de Chicago (la célèbre secte qui fut dirigée un temps par le fou furieux Milton Friedman et qui voulut se concevoir comme l’usine à bachotage préférée des yuppies héroïnomanes et des traders sous amphétamines) est désormais totalement décrédibilisée et surtout ringardisée à l’extrême.
De coutume absurde, les petits prétentieux, en leur chaire pompeuse sans culture ni vision, ne s’inquiètent d’avoir tort (et d’avoir manifesté beaucoup trop de mauvais goût à la façon des « nouveaux riches ») que lorsqu’ils ne peuvent plus parader aux dispendieux défilés de mode et à travers les miroirs de vanité absolue que sont les plateaux de télévision détenus par des milliardaires ; ces derniers « maîtres du monde » demeurent des acheteurs compulsifs de ces propagandistes frelatés, des « professeurs » corrompus sont pourtant voués à la disparition prochaine, là-bas…

Et dire qu’ici, tant de parvenus friqués, moyennement diplômés et piteusement cultivés, ont voté avec fierté pour un banquier d’affaires douteuses dès le premier tour de la dernière présidentielle afin de paraître « modernes » voire branchés…

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En France, nos « élites » autoproclamées ne sont jamais en avance que sur leur immense retard intellectuel. En logique inversée, leur lancinante idéologie du laisser-faire (typique de hauts fonctionnaires ultra-protégés, au contraire des enseignants, des pompiers et des personnels soignants…) est d’autant plus sauvage et brutale qu’elle s’est déjà desséchée dans les pays anglo-saxons, modèles sociaux largement implosés à présent alors qu’ils furent jadis tant adulés par notre oligarchie en pleine décadence ethnologique.

Dans notre délire naufragé en plein mirage électro-numérique, toute domination capitaliste prend le chemin hasardeux d’une exploitation à distance, sans autre médiation que les écrans hallucinogènes et les courriels déshumanisés.

Le présomptueux palais Brongniart, lieu chéri des spéculateurs à la criée sous LSD, s’est même dématérialisé à son tour éthéré en Euronext, un machin sans contour discernable et sans géolocalisation identifiable : en cette réalité désincarnée, la bourse n’existe plus que dans un monde virtuel et dépourvu d’âme ; sa fameuse corbeille a vite fini à la poubelle des câbles financiers – Lesquels ne sont accessibles avec de grandes difficultés aux simples mortels que depuis des ordinateurs à peu près sécurisés dans de glaçants bureaux interchangeables et situés au beau milieu de cet étron architectural que l’on nomme « La Défense » à Paris.
L’argent facile à étaler pour les « banksters » (et à pirater pour les hackers…) a tant enlaidi Paname, reine déchue du monde de l’art…

En Gaule « anti-périphérique », l’avenir « industriel et industrieux » est donc encore conjugué au passé malgré l’illusion informatisée.
L’Europe occidentale se pavane en Vieux Continent sous la férule ordo-libérale de Berlin, quand la partie orientale danse au rythme des bottes cloutées et à la trompette du vampire Vladimir Poutine, accompagné de ses acolytes cryptofascistes tels que Viktor Orban et Recep Erdogan…
Qui va gagner la joyeuse course de la mort ?

En Amérique, malgré ou à cause des âneries éléphantesques de Donald Trump, la recherche économique est à l’orée d’un vrai « Nouveau Monde ». La possible caresse des matraques dans un futur proche a fait peur aux « chercheurs », des enfants gâtés qui s’étaient trop longtemps laissés enfermer dans leur bulle universitaire en guise de cage dorée.
En effet, l’oisiveté onctueuse et duplice a souvent dégradé de très grands esprits avant les leurs ; l’histoire, connue depuis Mathusalem, est affligeante de banalité.

De fait symétrique, de ce côté-ci de l’Atlantique, LaREM est déjà très vieillissante alors que son vain empire n’a que deux années de fausse gloire. Selon toute probabilité, l’arrogant quinquennat du Dauphin Emmanuel laissera un immense champ de ruines sociales et politiques, toutes saupoudrées de cendres…

Avec une certaine tristesse teintée d’indifférence polie, le bilan ultime de la Macronie s’annonce âcre à en être infâme.
Pour approfondir notre angoisse, les prédictions sont toujours incertaines : qui sait si nous connaîtrons ensuite une sublime libération ou un bourbier odieux ?

Certes, demain sera un autre jour mais il sera certainement colérique et vengeur à l’encontre des outrageux qui pètent avec orgueil sur le vain trône de papier à l’Élysée ou sur les maroquins en piètre osier trop argenté de Matignon en son vil apparat et des autres ministères de pacotille.

« Le futur appartient à ceux qui voient les possibilités avant qu’elles ne deviennent évidentes. »
Théodore Levitt.

Voici une conférence à visionner puis à méditer avec autant de rage militante que de mélancolie blasée depuis le site de Mediapart :

« Les Mercredis de Mediapart » : trois penseurs étasuniens contre le capitalisme.

Patrice Leroux


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