Bolsonaro | Une bible et un flingue !

Jair Bolsonaro ouvre la voie à une généralisation du port d’armes au Brésil.

Des millions de Brésiliens vont pouvoir porter une arme dans la rue ou à leur travail. Mardi 7 mai, le président brésilien Jair Bolsonaro a signé un décret qui facilite la détention d’armes à feu au Brésil. Savez-vous ce qu’on fait les conseillers et ministres de Bolsonaro pour fêter cette décision ? Ils ont tous posé autour du président en faisant mine de tirer au pistolet. Ça se passe comme ça désormais au Brésil. Troublante mise en scène pour l’adoption de ce décret qui était une promesse de campagne. “Par décret, nous entendons garantir le PORT d’armes à feu pour les citoyens sans casier judiciaire”, avait-il déclaré le 29 décembre 2018, sur Twitter.


Une bible et un flingue !

L’idéologie de Bolsonaro est-elle une «pensée complexe» selon l’expression macronienne puisque nos ordolibéraux bien de chez nous avaient aussi applaudi à tout rompre lors du reversement de la gauche de Lula da Silva par la destitution de son héritière politique Dilma Roussef, ancienne résistante du temps de la dictature militaire ?

Même Arte, chaîne des intellos confis de tolérance tout azimut, buvait du petit lait caillé et cassait du sucre sur le dos de l’ancienne héroïne torturée et outragée par la dictature sous le prétexte spécieux que son régime d’oie blanche n’était pas 100% casher ni halal, c’est dire…

Temer, le prédécesseur et mentor dudit psychopathe actuellement à la caserne présidentielle complètement alcoolisée de Brasilia, prétendait lutter contre la corruption et la décadence, ce que confirmaient les médias latino-américains mais aussi ceux des Etats-unis et de toute l’Europe maastrichienne – les Pravdas et les lucarnes magiques détenues par l’oligarchie occidentale n’avaient pas remarqué la poutre pourrie que l’ami véreux des richards mafieux, pétroliers et proxénètes avait dans l’oeil.
Depuis, dans l’ancien dominion lusophone à qui l’on promettait un énième boom économique s’il votait comme il convient aux puissants, tout part à vau-l’eau.

Bolsonaro a trouvé une belle excuse pour son incompétence en avouant publiquement qu’il était fait pour être un militaire de second ordre (au sens de tortionnaire et certainement pas de héros se sacrifiant courageusement pour l’intérêt général) et non un président car il n’en avait pas les capacités intellectuelles !

Cela l’a fait rire, l’ogre autosatisfait s’en est même vanté à loisir en face des journalistes atterrés et s’est applaudi tout seul devant les caméras comme un gogol en se moquant de son immense impopularité sans pareil dans le passé.

De toute façon, il a affirmé que des élections futures contraires à ses intérêts rétrogrades et réactionnaires ne seraient pas sa tasse de thé (parfumé au rhum).

Une possible interdiction des urnes surnuméraires pour le rustre s’annonce et la dictature d’extrême-droite blanchâtre dans un pays à large majorité noire et métisse pourrait s’installer sur le long terme. Le clown abject déclarait en outre récemment ne pas penser que du mal du nazisme qui avait selon lui accompli tant de grandes et belles choses comme les autoroutes par exemple…
C’est bel et bien une véritable histoire de fou furieux au Q.I au ras des pâquerettes !

Paradoxalement, seule l’incompétence totale du personnage dans tous les domaines possibles et imaginables (et qui s’en félicite d’ailleurs toujours de façon hallucinante) pourrait empêcher le succès de la reprise en main du merveilleux pays de la samba et du carnaval libertaire par les colonels bouffis de morgue revancharde – on ne sait d’ailleurs pas trop pourquoi ils bavent de rage car ils n’ont jamais aussi bien vécu financièrement que sous Dilma Roussef !

Les généraux, aristocrates de l’armée par excellence, sont pour leur part hautaine beaucoup plus circonspects par rapport au troll grotesque qu’ils toisent avec mépris comme s’il n’était qu’un vulgaire caporal-chef préposé au nettoyage des latrines de campagne.

Ce que Trump n’ose pas dire ou faire, Bolsonaro se précipite pour l’accomplir. L’abruti auto-revendiqué est loin d’avoir l’intelligence de son modèle yankee, lequel n’est pourtant assurément pas une lumière.
Qui sait… avec énormément de malchance, un épigone de Bolsonaro pourrait peut-être advenir en France un jour?

Marine le Pen, usée par les beuveries préélectorales dont elle a la coutume poivrote comme en 2017, pourrait à l’avenir laisser sa place fatiguée sur le trône de papier marronnasse à Marion sa nièce, à Eric Ciotti voire à Claire O’Petit, la jumelle de Nadine Morano au sein de LAREM.

Un cauchemar d’ultradroite méchante comme une teigne autant que bêtasse comme les pieds et même pire que l’habituelle droite extrême!
Oui, je sais, c’est très difficile à imaginer mais, personnellement, je n’envisageais pas pire que le cryptofasciste mafieux et pervers Temer et les pauvres Brésiliens (complices ou non lors du terrible vote suicidaire en faveur du croque-mitaine notoirement demeuré) ont néanmoins eu droit à l’autre débile profond à l’encéphalogramme plus plat qu’une limande.

Pire que le pire, cela s’appelle le bolsonarisme.

Bientôt chez nous?

Patrice Leroux