Bravo, les artistes : La commission de Bruxelles invente la balkanisation de la transition écologique.

Souvenons-nous des belles promesses empreintes de rêveries verdâtres lors des derniers traités commerciaux, tarabiscotés en secret loin du regard des concitoyens trop sourcilleux.
Moscovici, le douceâtre commissaire tout tristounet de Bruxelles, l’a d’ailleurs dit vaillamment après l’accord avec le Mercosur de son nouvel ami, le néonazi évangéliste Bolsonaro : L’Union européenne défend l’écologie (de luxe) avant tout…
Et bien…, après l’Amazonie dévastée pour faire place aux champs de maïs transgénique et aux pâturages pour les vaches à hublot intégré, voilà encore un formidable exemple de ses efforts subventionnés à l’excès dans les Balkans !

Ainsi, prochainement, les rivières primaires (et donc encore « sauvages »), situées en orient de notre continent, vont être domptées illico presto par le béton.
Sans doute, Dracula a dû donner quelques conseils carpatiques en gestion obscure de l’environnement au petit pierrot strausskhanien, notre clown dépressif favori, comme à tous nos autres benêts « ordo-libéraux » ; lesquels demeurent si assurés de leur immense supériorité intellectuelle dans tous les domaines possibles et imaginables.
Sous nos latitudes éminemment « respectueuses » des bois jolis et des gentilles bébêtes, on s’attendait avec beaucoup de naïveté infantile à une gestion bien verte mais, en fait, la chose financièrement fructueuse n’est pas si mûre pour protéger les écosystèmes trop peu rentables…

Ces barrages hydrauliques par-delà le beau Danube bleu vont-ils retenir du sang déversé avec discrétion par les mafieux slaves ou plutôt de la chlorophylle issue des prairies goudronnées et des forêts abattues ?
Pour l’instant, en tout cas, c’est surtout l’argent sale qui s’y accumule en tas de boue magouilleuse !

Méfions-nous de l’eau qui dort, surtout quand l’onde est trouble…

À se noyer de dégoût militant et de lassitude citoyenne sur le site de Mediapart :

Balkans, la destruction programmée des dernières rivières sauvages d’Europe.

Patrice Leroux