Le plan de l’AP-HP pour fermer un millier de lits en gériatrie

Le plan de l’AP-HP pour fermer un millier de lits en gériatrie

Hôpital : le plan de l’AP-HP pour fermer un millier de lits en gériatrie.

Pour l’institution francilienne, l’offre hospitalière n’est plus adaptée à la plupart des patients qui séjournent dans des unités de soins de longue durée.


Quand les vieux pullulent et que les moyens périclitent, la gériatrie trépasse !

La politique de santé depuis quarante années de libéralisme à marche forcée consiste en un chant funèbre à la rengaine sinistre : Toujours moins de moyens pour toujours plus de patients.
L’égalité de nos aïeux déchus devant la santé est à présent du côté du caveau commun, l’ultime destination en ce si bas monde… Le voyage est offert, c’est déjà ça!

Remarquez, néanmoins, mes amis inscrits «gratuitement» à la Sécurité sociale bientôt privatisée : c’est pareil dans tous les autres services destinés à la population «ordinaire» (l’oligarchie, pour sa part argentée, bénéficie de cliniques extraordinaires…).

Les maternités sont trois fois moins nombreuses qu’il y a trente années. C’est l’oeuvre d’efforts surhumains de la part de nos conseillers élyséens malgré le mécontentement populaire. Nos gouvernants «si prévoyants et si intelligents» ne comprennent pas que les citoyens de second rang n’aient pas encore accepté l’inexorable marche vers le progrès économique.

Ainsi contrairement à toute sagesse élémentaire, les «viles» paysannes désargentées se sont retrouvées trop souvent stupidement engrossées par leurs jules inconscients – ces messieurs énamourés jusqu’à la bêtise ignorent toujours les coûts déraisonnables induits par une naissance non-désirée par les comptables de Bercy ; les critères divins de la Commission de Bruxelles sont pourtant clairs à ce sujet, selon le gamin élyséen et ses conseillers dorés en marquisats. Ces mécréantes rurales en la foi austéritaire doivent parfois accoucher sur le trajet bitumé, alors que leurs Roméo paniqués les emmènent à vive allure vers la métropole prétendument la plus «proche».

Après tout, la banquette arrière de la voiture Diesel est plus confortable que d’antan où prédominaient les rugueuses charrettes antiques pour transporter les esclaves : la parturiente s’y plongera sans s’en plaindre avant de pondre en plein air parfumé au gazole.

N’est-ce pas là la reconversion agricole ce que notre gouvernement envisage brillamment pour remplacer les surannés élevages bios? Ces espaces ouverts pour gallinacés libérés envahissent nos gazons destinés à devenir de futurs parkings goudronnés, plus compétitifs du point de vue économique.
Qu’adviendra-t-il de la mise en œuvre de l’accouchement par la suite?

En toute logique, le gentil Papa en devenir pourra bien manier la clé à molette trouvée dans la boîte à gant pour se faire bricoleur en obstétrique, le stress guidera son doigté habile – les services chirurgicaux spécialisés doivent désormais être exclusivement réservés à l’«élite»financière – laquelle est une classe sociale autrement plus précieuse pour l’Intérêt Général.

Si jamais la nécessité d’un césarienne se dessine, le mari affolé pourra logiquement ouvrir sa compagne adorée avec un couteau de charcutier. Et «hop!»: la marmaille traumatisée à vie pourra en sortir sans vagissement et atterrir sur l’asphalte souillé de sang et de lymphe – sans compter que cette pratique courageuse et responsable coûtera effectivement beaucoup moins cher qu’une intervention bien superflue en salle médicalisée.

La biologie ne serait donc plus qu’affaire de machinerie musculaire et hormonale, entend-on parfois avec sagesse : la «médecine pour tous» (c’est-à-dire pour les pauvresses) est désormais une cuisine peu onéreuse pour nos ministres et surtout ultra-rapide dans le fast-food hospitalier – voilà bien le bel art d’accommoder les restes de notre propre chair.

Débrouillons nous donc tout seuls en attendant la mort!

On appelle cela l’innovation par l’émulation de l’urgence dans le jargon austéritaire – lequel est chéri par l’aide-soignant suraccidenté Martin Hirsch, par ses fragiles fesses attaquées par les crocs des nains mordeurs jaunis de fureur et par ses comparses gestionnaires sans vision d’avenir ni humanité surnuméraire.

La Charité sera bientôt revendue soldée chez les anciens compagnons d’Emmaüs – Les anciens commensaux de Martinou sont tout aigris contre leur ancien guide matériel plus que spirituel, cela les défoulera. Les ingrats, selon les rigoureux critères orléanistes, ne veulent plus entendre parler du bonimenteur toujours souriant devant les caméras et hypocritement déguisé en bon samaritain. La Salpétrière, en souffrance depuis le prêchi-prêcha du psychotique Castaner, attendra son heureux tour.

L’économie est peut-être un science mais la parcimonie à tout crin est assurément un art pour nos automates en comptabilité médicale.

Voici d’ailleurs une solution que je propose avec la conviction d’un converti célère pour une intégration toujours plus efficace et rentable des différents secteurs de la Santé Publique (laquelle est donc privatisable à l’envi) :
Fusionner les encombrants et ruineux services de maternité, de traumatologie et de gériatrie avec la morgue. On appellerait cela le service de soin «Tout-en-un», selon l’exemple merveilleux de ces photocopieurs multifonctions qui réussissent à numériser de travers tout en faisant un «bourrage papier».
Oui, rêvons efficacement!

Vivons rentablement!

L’Homo économicus peut bien naître au cimetière car la tombe est la couveuse finale par excellence. Nous sommes tous issus de la Terre, autant y retourner tout de suite. On gagne ainsi du temps, donc de l’argent… et on s’épargne le désagrément d’une vie ratée typique d’un esclave surnuméraire. Sans oublier qu’on nous proposera sans doute une offre groupée à ne pas louper :

«Deux cercueils remplis de bidoche, le troisième offert! Wahou et Youpi!»

Quel cadavre (ou trépassé en sursis) pourrait résister aux sirènes macabres de la formidable promotion.
Les macchabées vont se jeter sur les boîtes en bois de sapin.

Ah, les solutions ultra-libérales ! C’est si facile à trouver!
Il suffit d’être idiot, borné et inhumain pour en pondre en série.

Quelles bonnes idées j’ai là à force de me gaver de propagande austéritaire!

J’aurais dû être expert-comptable sourcilleux et délétère à la Salpétrière lors de ladite «attaque» de zombies jaunes – laquelle fut judicieusement dénoncée par Castaner, le patient éternel des services d’alcoologie appliquée où les infirmières lui paraissent aussi charmantes que sa secrétaire.

Avec les propositions économiques susnommées, les manifestants matraqués par les schtroumpfs casqués n’auraient pas osé rentrer pour éviter de mourir. Ils auraient craint de ne pas survivre aux soins que je leur aurais dispensés pour satisfaire aux normes budgétaires auxquelles je me serais conformé.
Rester aux bons soins des forces de l’ordre oligarchique aurait effectivement été plus sûr…

Allez hop, un petit coup sur la tête!
La bosse sanglante soignera le mal de crâne plus sûrement que l’aspirine en placebo…

Cette information est à voir sur Le Monde version net – un journal pourtant macroniste à l’excès selon sa coutume et qui flingue cependant avec régularité la gouvernance massacrante de Madame la Baronne Buzuyn depuis bientôt deux mois.

Les aveugles volontaires retrouveraient donc la vue suite aux scandales massifs des éborgnements par LBD ?
Castaner, l’addict abêti des discothèques sur le temps de travail répressif, sera-t-il bientôt à son tour soigné au vinaigre et à l’ail par ses anciens aides-soignants de complaisance politique plus qu’authentiquement journalistique ?

Décidément, l’investigation parigote est, de nos jours néo-giscardiens, nimbée de bien des mystères et tout autant emplie de surprises impromptues.
Les moutons jusqu’ici taiseux crient enfin au loup et se mettent à le mordre!
Les responsables d’investigations désagréables au Dauphin, se retrouvent même convoqués par la DGSI sans que l’Infant l’ait exigé…
Le silence se brise, il y a donc encore quelque espoir dans ce monde désespérant.

Amen et ad patres!

Patrice Leroux

source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/11/hopital-le-plan-de-l-ap-hp-pour-fermer-un-millier-de-lits-en-geriatrie_5460815_3224.html