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Le Printemps écologique, premier écosyndicat, annonce sa création


En ce premier mai 2020, l’association « Pour un printemps écologique » lance officiellement son «écosyndicat». Objectif : intégrer les enjeux environnementaux au dialogue social.


Face aux défis environnementaux, sociaux, économiques et sanitaires, un nouveau syndicat voit le jour en France : le Printemps écologique. Tout en assurant la défense des acquis sociaux, cet écosyndicat veut mettre l’impératif écologique au coeur des négociations pour sortir de la crise.


Son ambition est de transformer l’appareil productif de l’intérieur en stimulant l’engagement des salarié·es et des agents publics dans les négociations collectives. Par son objet, il vise à renouveler le dialogue social, l’attractivité du syndicalisme et le rôle du travail dans la société.


Présenté publiquement en février 2020, indépendant et sans autre soutien financier que celui de ses adhérents, le Printemps écologique est prêt à se déployer partout en France. Après la constitution d’un syndicat national, trois syndicats professionnels viennent d’être créés (bureaux d’études-conseil, transport et commerce de détail) et 24 autres suivront dans les prochains mois pour couvrir l’ensemble des branches professionnelles.

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L’objectif sera de présenter des listes et des candidat·es libres aux élections du CSE (comités sociaux et économiques) dès septembre 2020 dans chaque entreprise, afin de pouvoir peser dans les négociations de terrain.


Le Printemps écologique compte déjà plus de 2000 sympathisants, vingt associations partenaires, une trentaine de communautés syndicales en création dans les entreprises et six groupes locaux, à Paris, Lyon, Bordeaux, Bruxelles, Toulouse et Marseille.

Un corpus de 100 repères revendicatifs s’est construit en collaboration avec plusieurs associations et ONG partenaires.

Il couvre notamment les axes suivants :

– Promouvoir les pratiques éco-responsables sur le lieu de travail
– Anticiper les mutations de l’emploi et protéger les travailleur · ses dans la transition
– Adapter les modes de gouvernance à l’impératif écologique
– Peser collectivement sur les choix technologiques
– Atteindre les objectifs climatiques
– Transformer le code du travail pour l’adapter aux enjeux du siècle

Pour son co-fondateur, Maxime Blondeau, « le moment est historique. La contraction annoncée de la croissance et des échanges mondiaux impose une mutation des modèles. Dans la débâcle du confinement, le code du travail n’est déjà plus respecté. Les leaders industriels et les lobbys,
comme le Medef, assument au grand jour leurs priorités : se débarrasser des contraintes environnementales au profit de leurs actionnaires, au moment où la perspective du chômage menace une paix sociale déjà précaire ».

Dans ce moment décisif pour l’ensemble des partenaires sociaux, Printemps écologique naît pour mobiliser les salarié·es et agents publics qui aspirent à une autre société, plus saine, plus résiliente et plus juste.

“Dès nos premières annonces, nous avons observé une dynamique dans toutes les régions de France. Des mains se lèvent chaque jour pour contribuer parce que l’impératif écologique est devenu une raison d’agir collective. Chacun sait qu’il faut régénérer l’économie à son niveau, depuis son lieu de travail et sur son territoire” complète Maxime Blondeau . “Le syndicalisme est une voie à réinvestir et les prochains mois seront déterminants”.

A propos du Printemps écologique

La Fédération du Printemps écologique est une union de syndicats professionnels couvrant le territoire français et d’outre-mer. Elle est issue d’une association loi de 1901 “Pour un Printemps écologique” constituée en janvier 2020 visant à répondre à l’impératif écologique par la négociation
collective.

Site internet : https://printemps-ecologique.fr/
Facebook : https://www.facebook.com/ecosyndicat


Source : communiqué de presse


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