Lestée par le plongeon de son industrie, l’économie allemande cale | Pauvre hégémonie teutonne !

Pénalisé par les tensions commerciales sino-américaines et les difficultés du secteur automobile, le produit intérieur brut s’est contracté de 0,1 % au deuxième trimestre.


Pauvre hégémonie teutonne !

Vite, il faut agir pour sauver le patronat berlinois !
Espérons que le puéril Dauphin entreprenne un plan Marshall à l’échelle européenne pour préserver l’industrie allemande et, surtout, ses énormes bagnoles ultra-polluantes !
Pour ce qui est de la nôtre, il n’y a plus d’inquiétude à avoir puisqu’on l’a liquidée lors de vulgaires opérations financières, comme avec Alsthom par l’entremise empressée d’un certain banquier d’affaires douteuses dont vous devinerez vite le prénom divin. Nous finirons comme la Grèce outragée, réduite à n’être plus qu’un petit pays de tourisme étranglé pour toujours par le système financier.
Ainsi, la transition écologique de notre système productif n’a plus de sens car on l’a supprimé sans remords. Cette nécessité, jadis présentée comme absolue et prioritaire, s’efface devant des importations de ferrailles germaniques ou de babioles chinoises ; le tonnage massif entre les nations se fait au prix d’un indice carbone mirobolant et d’un chômage massif.
En fait bien amer, la paix entre les peuples ne profite même pas des échanges commerciaux (contrairement à la chanson ultralibérale), lesquels ont lieu sous l’anonymat électronique qui a succédé aux anciens sourires des marchands, déjà bien hypocrites.

Heureusement pour nos ploutocrates aux manettes, ce genre de menus détails n’inquiètent guère les bobos et les cadres « supérieurs ». En effet, ces pigeons dorés ont voté avec ferveur pour LaREM car ils supposent leurs emplois protégés ad vitam aeternam par l’actuelle structure économique. Quelle belle maxime est la leur : « Les autres ? On s’en fout ! ». L’égoïsme narcissique des traders londoniens et des « banksters » amerloques triomphe et souille toute la communauté mondiale, en proie à l’atomisation et la « surproduction » d’individus sans personnalité…
Attendons donc quinze à vingt ans que les Intelligences artificielles soient capables de les surpasser dans leurs vains domaines de compétences, propices au parasitisme de notre culture : certains petits prétentieux pleureront alors et maudiront l’oligarchie qu’ils pensaient à tort être leur amie sincère.

Quand la nature sera morte, les machines pourront tranquillement commencer leur long règne et conquérir un univers sans vie. Plus besoin d’argent quand on accède à la toute-puissance…
Inutile pour elles de passer par une révolution violente contre notre piètre humanité comme dans beaucoup de scénarios hollywoodiens, puisque nous aurons déjà un pied dans la tombe. Même notre stupide « élite » trépassera alors sans gloire.
La croissance, tant promise et rassérénée, n’est jamais que de la poudre aux yeux pour pseudo-citoyens moutonniers ; Thanatos succédera bientôt à Morphée dans le rôle du marchand de sable.

Bonne nuit, les pollués en sursis !

À lire avant de mourir dans l‘indifférence totale sur Le Monde version numérique :

Lestée par le plongeon de son industrie, l’économie allemande cale.

Patrice Leroux