Pauvres enfants! Délivrez nous du mâle alpha…

Le patriarcat est d’abord l’asservissement des femmes dès leur plus jeune âge au genre masculin – ou plutôt à son mirage surchargé d’hormones agressives. Néanmoins, au travers odieux des mariages précoces et contraints, c’est aussi celui des jeunes garçons et, au bout du compte, même celui des hommes adultes – lesquels demeurent enfermés durant toute leur vie dans ce système étouffant pour eux et pour leurs épouses. Ainsi, tout le monde s’y retrouve soumis au vain culte rétrograde de la virilité guerrière…
Une chimère testostéronée à outrance impose alors sa domination sur toutes les âmes par delà les sexes et les âges.
Par ce biais psychologique, l’oppression et la frustration se généralisent dans la communauté et personne ne peut donc espérer connaître le bonheur dans la paix et dans la justice.

En conséquence, le féminisme est assurément un progrès pour l’Egalité entre tous et en faveur de tous ; les messieurs en profitent d’ailleurs aussi avec plénitude car les maris sont ainsi libérés des préjugés machistes qui les infantilisent dans un conservatisme mortifère voire haineux.
Vive la liberté d’aimer avec sincérité et sans obligation mais seulement quand on atteint l’âge d’être vraiment consentant!
Les enfants ne sont pas des marionnettes dont on peut avancer les noces pour complaire à de viles traditions obscurantistes et absconses ; leur prime jeunesse, fragile et précieuse, est réservée exclusivement aux temps des jeux et des apprentissages.
Nos marmots seront grands bien assez tôt, les priver de leur enfance est criminel.

Fillettes et gamins, même combat!

Patrice Leroux