Tapie et le CDR : Une sale histoire d’argent public qu’on aurait réglée avec discrétion entre amis voire en famille ?

Pas possible… Qu’allons-nous imaginer !
Ne soyons pas mauvaise langue, le gentil procureur Rémy Heitz n’a vraisemblablement jamais rencontré le probe prévenu Jean-François Rocchi : un bisounours impliqué à « l’insu de son plein gré » dans le scandale du CDR, un machin financier absolument abscons et croquignolet que l’inculpé prestement blanchi gérait évidemment sans le savoir.
D’ailleurs, ledit juriste de première classe dans l’omniscience procédurale ne connaît sans doute ni sa bru (fille accidentelle de cet accusé par égarement) ni son propre fils, un étranger anonyme dont il ignorait à coup sûr qu’il était marié. En pareil événement de consanguinité chaotique, nos enquêteurs en chef sont tous de charmants ingénus.
Quel malheur ! Voilà encore une énième et tragique manifestation des familles « redécomposées » et sans repère qui caractérisent nos sociétés postmodernes.
Pour illustrer la panade filiative avec délicatesse, donnons un autre exemple convenu de sordide banalité en nos jours de « décadence morale et sexuelle typique des générations post-soixante-huitardes » :
Aujourd’hui, quand vous pensez être en procès contre votre soeur cadette pour un héritage, vous vous rendez alors compte avec stupéfaction qu’elle est aussi votre mère trépassée et qu’elle a malencontreusement oublié de vous prévenir de sa résurrection fortuite.
En bref, avec toutes ces relations sans queue ni tête, les procureurs actuels ne s’y retrouvent plus !
Quel bazar insondable au tribunal…

Comme d’habitude, le camelot Bernard Tapie, notre nouveau Jésus outragé sur sa croix de luxe, n’a vraiment pas de chance. Pour une dix-millionième fois, l’honnête homme (à la réputation injustement meurtrie) se perd à se noyer dans d’innombrables salmigondis procéduriers : le purgatoire des parloirs mondains se perpétue en enfer civil et pénal à n’en plus finir.
En vérité divine, martyrologique et sacrificielle, l’éternel innocent, au langage trop vert pour être naturel et donc écologique, voit de nouveau une de ses « sublimissimes » victoires judiciaires irrémédiablement entachée d’une présumée connivence avec des « responsables tribuniciaux » – Lesquels sont désormais suspectés, avec infamie, de parti pris dans la supervision dudit dossier, comme lors du fabuleux jugement de la princesse Christine Lagarde sur cette même histoire de bidouille comptable : un vrai miracle arithmétique à plus de 400 millions d’euros partis en fumée aux dépends des contribuables « imbéciles ».
Ô Thémis, antique déesse de la justice, n’es-tu plus aveugle et donc impartiale face aux règlements judiciaires décidés avec sagesse dans les couloirs obscurs des tribunaux, plutôt qu’en trop longues investigations policières (bien surnuméraires) ?
Pourquoi t’acharnes-tu à déconsidérer les jugements apaisés qui honorent avec mansuétude notre « élite » politique et économique ?
Un peu de pitié pour notre marchand de Tapie… euh pardon… je voulais écrire « tapis », bien sûr. Mon doigt méchamment malhabile a fourché sur mon clavier comme s’il était fourchu en langue de vipère.
Allez une grosse tape sur ma phalange coupable et contrite ; quelle vilaine, celle-là !

Mes amis gueux, éternels sourcilleux à grands torts !
Ayons pitié de ces prévenus et de leur procureur aux généalogies compliquées à en devenir illisibles ; cela a dû égarer leur raison de petites frappes en bureaucratie bancaire et judiciaire. Et, surtout, pleurons sur le sort de Nanard qui doit sans cesse nous exhiber son cancer face aux caméras voyeuristes. La chose ratatinée s’étale dans les médias comme si c’était son zgeg tuméfié ; l’obsession pornographique du sujet larmoyant est utile à notre persécuté télévisuel afin de survivre dans le monde cruel des affaires. Contrairement, à tant d’autres malades, étrangement moins chanceux, bien moins argentés et surtout trop mal médicalisés, la pudeur ne lui a jamais été rentable pour soigner son image de vendeur à la criée marseillaise…
Cessons donc de propager d’odieuses rumeurs sur ledit rabougri et sur toutes ces belles personnes d’alentour, juchées en haut du providentiel panier de crabes qu’est la pyramide sociale.
En réalité enchanteresse et fabuleuse, nous parlons pourtant ici de petits agneaux attendrissants : nos garçonnets insouciants sont des créatures fragiles et apeurées par le moindre sursis prononcé au final en appel ; cette condamnation ultime paraît si vaine tant elle est bouffie de formalisme pompeux alors qu’elle est prononcée sans peine effective ni bracelet électronique.
Ce n’est pas de leur responsabilité factuelle si, lors de la mise bas, leur brebis de mère les a pondus par le mauvais trou… Lequel n’est pas vulgaire mais bien nécessaire pour soulager tout un chacun d’un poids gênant.
Ah, la famille ! Quel lieu truffé d’horreurs et d’injustice !
Cela donne toujours de sales gosses qui finissent en vieilles crapules malgré leur pureté virginale.

En toute logique de nantis du système établi, c’est assurément la faute à la société et non la leur !
De fait, les circonstances atténuantes absolvent toujours les jugements aberrants en apparence mais emplis de charité bien ordonnée, en réalité cachée au public peu regardant sans que ce soit fait exprès…
En conséquence onctueuse, nos luxueux béliers de Mérinos ne méritent pas de perdre leur précieuse laine bien peignée, quand il suffit déjà bien assez que les petits ovins d’en bas, sans gras herbage ni alpage fleuri, soient tant tondus pour renflouer leur gabégie aussi pardonnable qu’involontaire.
En république de paravent, notre justice éprise d’égalité est tissée selon une belle maille dans un impeccable pourpoint d’alpaga ; les méchants petits poissons sont pris dans ses fils serrés autant que coupants tandis que les plus gros, plus doux et plus inoffensifs pour notre divin ordre social, s’en échappent sans perdre d’écaille.
Ayez donc confiance en ces doux bergers d’équarrissage, mes petits moutons !
Buvez d’abord leurs belles paroles en témoignages liquoreux jusqu’à l’ivresse fatale et paissez ensuite vos certitudes attendues en herbes hallucinogènes !
Et surtout, dormez !
Vos guides spirituels en boniments ne risquent pas de finir en kebab.
Vous, par contre…

Crions tous gaiement « Bêê » puis « chut » !

La révélation, évidemment fangeuse, est à « ne pas lire » sur Marianne version net.
N’allez surtout pas y jeter un coup d’œil torve car un tel manque de confiance envers nos chevaliers blanchâtres ne serait vraiment pas gentil de votre part de prolétaires mal-pensants…

▶️Affaire Tapie : le fils du procureur est marié… à la fille d’un des prévenus

Patrice Leroux